FRAGMENTS

Journal d'un travail photographique et sonore sur les abords du canal de l'Ourcq

Repérages 6: Sevran / Villeparisis

Introduction

Pour cette nouvelle session de travail, nous souhaitions nous rendre à la limite de la zone urbaine du canal de l’ourcq, en région parisienne. Lorsqu’on regarde une carte ign ou une vue aérienne de la zone, on s’aperçoit que la rupture est assez nette au niveau de Villeparisis, juste avant la Francilienne. C’est quelquechose de fort sur la carte et nous voulions l’explorer de l’intérieur.

Bassin de rétention

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Sur le chemin, à Sevran, le centre d’un rond point attire notre attention. Il forme un trou. Nous nous garons pour voir l’endroit de plus près. Le rond point est en fait une immense cuve avec au fond une étendue de vase séchée et craquelée. Une odeur noséabonde s’en dégage. Un groupe du service technique du département est présent. Ils nous expliquent qu’il s’agit d’un bassin de rétention des eaux. Celui-ci est couplé au golf à proximité, qui est inondé dans le cas où le bassin est plein. Il va bientôt être couvert car l’odeur gêne les riverains. Ils nous font ensuite pénétrer à l’intérieur du bassin.

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Station d'épuration

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Nous reprenons la route et arrivons à Villeparisis. Nous tentons une première incursion au bout de la zone urbaine par la rive droite, mais nous aboutissons dans un centre sportif où l’accès nous est interdit.

Nous traversons le canal et nous rendons sur la rive gauche. C’est une zone d’activitées, non loin de la francilienne, qui finie sur une station d’épuration Veolia. Nous la visitons de l’extérieur en faisant le tour. Le canal est infranchissable ici, pas de passerelle en vue. Nous restons donc du côté de la station d’épuration et avançons jusqu’à la francilienne. D’immenses poteaux électriques se dressent devant nous. Il y a un petit ruisseau, longeant le canal, qui récupère les eaux de la station d’épuration. L’emplacement de la station ne semble vraiment pas choisit par hasard, mais de manière très stratégique à l’entrée/sortie de la zone urbaine. Elle marque le caractère fonctionnel du canal.

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Conclusion

Cherchant à explorer les frontières urbaines du canal, nous sommes tombés sur une toute autre problématique, non moins intéressante: celle de la gestion des eaux.

La Seine-Saint-Denis était dans le passé une plaine relativement marécageuse, avec des cours d’eau. Avec l’urbanisation, ces zones ont été asséchées. Aujourd’hui, il est donc logique de constater le nombre important de bassins de rétention et autres installations de gestion des eaux dans ce département. Par exemple, le service technique nous a parlé du plus grand bassin de rétention d’Europe qui se situe sous le stade de France. D’après eux il s’est déjà rempli deux fois... peut-être une source d’inspiration pour nos travaux...

© Basses Lumieres 2011